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Compte-rendu du 25/11/94

A propos des limites de l'Aire Métropolitaine Marseillaise




Ont participé à cette réunion qui s'est déroulée à l'Institut Méditerranéen de Technologie

Maurice BATAILLE, Dominique BECQUART, Jean BONNIER, Michèle BOSCKER, Marie-Annick BRAS, Michel CARRENO, Christian CHALVIDAN, Edith CHOURAQUI, Bruno de MONTSABERT, Christian DUBOST, Jean ECOCHARB, Mario FABRE, Thierry FELLMAN, Jean-Paul FERRIER, Jean-Claude FEUILLET, Jean FOUQUQIRE, Alain FREYRIA, Lucien GALLAS, Jacques CARNIER, Bruno GUILLERMIN, Gabrielle GUYE, Camille HAGEGE, Joel HERBULOT, Jean-Claude JUAN, Philippe LANGEVIN, Bernard MOREL, Dominique ORSOLINI, Guy RAVOUX, Jean-Louis SCHWENBIMANN, Bernard TABUTEAU, Etienne TUSLANE, Jean VAILLANT, Jean VIARD

Le compte rendu de cette séance a été élaboré par Lucien GALLAS

A la recherche d'une représentation de l'A.M.M.
(Exposé introductif)

Une citation de M. Roncayolo ouvre un chemin de réflexion Marseille ne construit pas ses espaces par continuité (à la différence d'Aix en Provence).

Elle n'a pas de banlieues (sauf dans la ville), et l'opposition ville-campagne tend à être remplacée par celle de local-global.

Pour situer le local par rapport à d'autres systèmes de référence, plusieurs niveaux de référence peuvent être invoqués

Trois phénomènes se superposent

La problématique émergente est de chercher comment organiser un monde constitué d'archipels

Il y a une grande polysémie de possibilités. Nous sommes un espace qui offre à moins d'une heure, des modes de vie, une multiplicité. une diversité qu'il faut " mettre en musique". Comment, avec tout cela, faire un dedans qui ne soit pas nivellement des différences?

Ce qui protège cet espace, ce sont les conflits. On peut penser globalité et contours, mais peut- on faire le plan de la modernité d'une société complexe?

La France méridionale n'est-elle pas un modèle du Monde? i



A la recherche de passages entre représentations et réalités (discussion)

A propos des limites port/ville dans le domaine de l'aménagement...
(exposé à partir d'une recherche en cours sur Marseille)

On sent que l'on doit percevoir ces deux entités comme un ensemble, tout en étant en présence de deux territoires, chacun avec un dedans et un dehors.

Ces territoires sont différenciés, discontinus, marqués par une autonomie des formes. Par ailleurs, ces deux entités sont reliées entre elles, un peu comme centre et périphérie. En outre, l'environnement de l'homme, longtemps regardé comme un paysage, tend à devenir l'objet de ses interventions.

On est confronté à une problématique de limite, de frontière, que le développement des réseaux n'a pas supprimée, mais entre les deux entités, il y a des liens spécifiques qu'il faut essayer d'exprimer:

et comment s'en affranchir ou pas

(discussion)


A propos des représentations cartographiques.


L'approche "grands chantiers" de la DATAR....

(exposé)

L'approche Midi-Méditerranée inter-grands chantiers délimite trois sous-systèmes

avec en commun un dynamisme démographique spécifique du Grand Sud depuis 1962.

Le sous-système central (la grande plaque) a fait l'objet d'un premier approfondissement sur les soldes excédentaires en emplois et sur les périmètres fournisseurs de ce solde. On manque d'informations statistiques pour aller plus loin, mais on peut néanmoins percevoir trois sous-espaces


....propose une théorie qui n'est pas (encore) un système (discussion)


A propos du point de vue des Aixois....

(exposé)

Quelques analyses spatio-temporelles (cf. cartes jointes en annexe) soulignent la rapidité avec laquelle bougent les limites (les contours de quelque chose) et les frontières (qui séparent des espaces), qu'il s'agisse des unités urbaines, de l'agriculture, ou de la continuité des espaces construits.

Un regard sur les zones d'influence de villes-pôles en termes de migrations alternantes montre toute la force des liens dans l'aire métropolitaine marseillaise, comparable à ceux de l'axe Nirnes-Montpellier-Sète, et le caractère atténué des liens dans l'espace intermédiaire.

Pour les Aixois, quand on raisonne en zones d'emplois, l'aire urbaine d'Aix-Marseille s'inscrit au Sud-Est de deltas emboîtés, dont le plus grand (Toulon-Sète-Valréas) serait représentatif de l'aire métropolitaine méditerranéenne.


On revient sur la problématique action/représentations (discussion)

Il faut aussi des mécanismes de régulation, des lieux de cohérence et d'arbitrage. Mais la cohérence est-elle vraiment ressentie comme un besoin?