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A Propos des enjeux du développement touristique dans l'Aire Métropolitaine Marseillaise

Compte-Rendu du 30/01/92

A Propos des enjeux du développement touristique
dans l'Aire Métropolitaine Marseillaise

Ont participé â cette réunion qui s'est déroulée aux ARCENAULX

Alix ANGOT, Jean-Christophe BAUDOUIN, Marc BEAUCHAIN, Hélène BELLON, BEUNARD Bertile, Jean BONNIER, Jean-Lucien BONILLO, Michel CARRENO, Hélène CHERON, Edith CHOURAQUI, Marie COUDRAY, Michel DELENNE, Pricilla DE ROO, Michel DRAIN, Jean ECOCHARD, Nicole FAUCHON, Françoise FANTON, Thierry FELLMANN, Jean-Paul FERRIER, Lucien GALLAS, Jean GINOD, Daniel GRANDE, Michel GUTSATZ, Anne-Marie HENRIOT, Jeanne LAFFITTE, Philippe LANGEVIN, Michel LAURENT, François LE MERLUS, Guy LIMORTE, Michel LORNE, Bernard MOREL, Catherine NAAR, Dominique ORSOLINI, Didier PICHERAL, Anne PIGNOL, Guy RAVOUX, Serge RENIMEL, Lionel ROCHE, Dominique SALOMON, Etienne TUSLANE, Jean VIARD, Patrick VICERIAT

La capacité d'un lieu à être mis en tourisme dépend d'un processus de décision dont le moteur est politique et culturel. On assiste à une évolution sensible ces dernières années, à la naissance d'un discours sur le tourisme, et a une offre plus structurante qu'autrefois.

La France est le 2ème pays touristique du monde après les USA. Le tourisme contribue pour 620 milliards de francs à la balance des paiements, la progression est importante depuis plusieurs années, avec une augmentation de Ja présence des gens du sud, d'Italie et d'Espagne.

PACA est en chiffre d'affaires la 2ème région touristique après Paris, malgré une chute de 17% de ce chiffre d'affaires, entre 1990 et 1991, qui a beaucoup affectée la Côte d'Azur. Il est difficile d'évaluer les emplois touristiques qui sont dispersés, et il est délicat d'évaluer le travail au noir non négligeable dans ce secteur.

Marseille a le même nombre de chambres d'hôtel que Lille (4 pour 1000 habitants), 7 à Lyon, 10 à Bordeaux la capacité hôtelière est un des indicateurs du Tourisme mais aussi du dynamisme économique.

Les pratiques de quotidienneté passent dans les pratiques de vacances (ex. usage du Vélo Tout Terrain). Le rapport au temps et à J'espace s'est intégré ainsi les multi-départs en vacances ont pesé sur l'évolution des lieux touristiques les vacances "vertes" sont devenues aussi importantes que les vacances "bleues" ; le refus du béton se retrouvent aussi dans les pratiques touristiques (les villages de vacances de la côte espagnole commencent à être sous-occupés et n'ont pu se réadapter).

Le tourisme tient aussi au récit qu'on en fait la pratique et le discours sur les pratiques sont inséparables, le tourisme relie les territoires et produit un discours organise.

Le mot tourisme a été inventé fin 19ème siècle, dans un livre sur la Côte d'Azur en 1863. JI est intéressant de noter que le premier chapitre de ce livre est consacre a Marseille et aux Pays des Maures.

Les écrits ont favorisé le tourisme par des codes et des valeurs et donc une influence idéologique importante.

A propos de tourisme et vacances...

Tourisme et vacances ont deux genèses conflictuelles : le tourisme appartient par tradition à la culture de droite, les vacances à la culture de gauche.

Autrefois, le tourisme était très lié à la religion. Puis, à partir du 18ème siècle, il s'est développé par l'extrapolation des pratiques de cour, des pratiques aristocratiques. Le déplacement correspondait à des valeurs philosophiques.

Au 19ème siècle en Europe, le tourisme a été codifié par les rentiers qui inventaient en cela l'oisiveté. Le tourisme s'est fondé davantage sur une culture "hygiéniste", autour du corps dans son rapport à l'eau : c'est la naissance des stations thermales, balnéaires, du ski puis de la natation, c'est une culture de protection.

A cette époque, l'économie industrielle et le tourisme fonctionnent comme culture modernisatrice des valeurs archaïques. Le déplacement est alors devenu phénomène de modernité "on forme un citoyen en lui permettant d'aller voir le monde".

Plus tard, Je rapport à la nature est introduit dans les pratiques du voyage par les anglais (culture de la retraite).

Les premières vacances scolaires et judiciaires furent liées au rythme agraire sur la volonté d'hygiénisme du peuple, on a assisté à l'émergence des colonies de vacances et des auberges de jeunesse, à la formation de la jeunesse aux pratiques de déplacement.

Entre 1920 et 1940. les congés payés sont accordés dans tous les pays industrialisés, mais les congés payés ne sont pas assimiles aux vacances qui n'étaient pas revendiquées.

Les pratiques de vacances des masses ont été un phénomène social fort et assez imprévu, caractérisées par

- l'imitation des pratiques rentières

- le retour des trajets de l'exode rural (comme les Maghrébins d'origine aujourd'hui)

Pour ne pas côtoyer les masses, les classes dominantes ont alors innové et découvert de nouveaux territoires.

A propos de l'histoire des espaces régionaux mis en tourisme...

La mise en tourisme de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur n'a pas concerne les mêmes espaces au fil du temps.

Au 19ème siècle avant le tourisme, il y avait les "Tours". les villes étaient organisées pour cela : on faisait le tour du Massif Central par des villes relais Lyon et Avignon puis on allait vers Aix, Marseille et la Côte d'Azur.

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle jusqu'à la guerre de 14. la Côte d'Azur a bénéficié d'un tourisme d'hiver. Le climat y a joué un grand rôle, il explique la venue des anglais dans cet espace.

Marseille était aussi une ville touristique autrefois, il y a donc dans la ville une mémoire de ce tourisme, un passé littéraire et pictural qui en témoigne jusqu'au moment où s'est développé le port de la Joliette.

Il faut dire que dans les années 14-18, dans les milieux intellectuels et catholiques, l'industrie, la ville et le tourisme étaient perçues négativement, ce qui explique en outre la structuration et l'organisation de l'espace intérieur de l'arrière-pays dans les années 20.

Après 1940, c'est la contre culture qui va structurer le tourisme, c'est l'époque de la naissance des festivals comme Avignon, précurseur en tourisme "le tourisme existe bien avant de le savoir et de le voir

Les années 50 voient des flux massifs d'estivants vers la Côte d'Azur et l'arrière-pays avec surtout des résidences secondaires.

A partir des années 70 et jusqu'à nos jours, on observe des dysfonctionnements dans ce système.

C 'est le développement du post-tourisme : les lieux touristiques sont attractifs, une nouvelle population citadine s'y installent avec des modes de vie de tourisme permanent. Ces lieux "rendus désirables" N'ont être investis par les urbains comme Cassis qui devient ainsi lieu de résidence ou bien le sud Lubéron qui a vu sa population doubler en 10 ans. Le tourisme qui a mis en désir le sud de la France a produit un phénomène d'image qui n'est pas neutre par rapport aux nouvelles localisations industrielles.

La mise en tourisme ne signifie pas pour au tant développement, car le temps est long pour que la culture locale intègre conflictuellement cette évolution.

En outre, l'activité touristique peut être porteuse de rigidité défavorable au développement économique ainsi, alors que le tourisme a joué positivement sur l'accueil des entreprises, aujourd'hui dans les Alpes-Maritimes les prix du foncier, des loyers et l'engorgement des transports bloquent le développement.

On assiste aussi à de nouvelles pratiques touristiques

Dans ce contexte, remarquons que le développement du TGV peut avoir des conséquences positives sur l'AMM mais négatives sur la Côte d'Azur, car le tourisme finit par "consommer son objet" si la croissance du tourisme de masse se poursuit.


A propos des effets du tourisme sur l'identité des gens et des lieux...

Ils s'observent à travers une codification de l'espace, valorisant l'histoire et la mémoire,c 'est ce que l'on retrouve dans les guides par exemple.

Le tourisme correspond à la montée de la culture individuelle, et à une situation de contemplation.

Le tourisme est un phénomène de mobilité donc de comparaison, qui correspond au besoin qu'a l'individu à de se "mesurer" par rapport à l'autre.

Mais le tourisme "archétypise" les sociétés locales et les lieux : on reconstruit les ruines, on recrée les espaces (ex. Lourmarin et son château), on recrée les rapports sociaux du village avec le château, on restaure les monuments, on rénove les milieux typiques, les quartiers ouvriers et c'est souvent même la ville dans sa totalité qui devient patrimoniale. C'est la structuration de l'authentique qui fait coexister toutes les époques.

La mise en tourisme contribue à la structuration de l'identité des groupes, structuration aussi bien spatiale que temporelle. Le tourisme fait une lecture de la société locale différente de celle de l'habitant.

Cette lecture de l'extérieur, cette mise en paysage des sociétés locales N'a influer sur la perception même des habitants ; la société locale doit accepter de se re-coder, de transformer son espace et ses habitants refuser ce dérangement, c'est refuser d'entrer dans la mobilité de la modernité car on vit dans un monde de circulation. Une ville non touristique n est plus dans la modernité. Il n 'y a plus de nos jours de grande ville sans tourisme.

Pourtant la légitimité du tourisme n'existe toujours pas, puisqu'on est dans la culture de la production et du travail.


A propos des élus locaux et des politiques touristiques...

Les politiques locales de développement touristique sont sous-tendues par à la fois des rêves d'évasion, de profit et de succès politique :

A propos de Arles - Camargue - Alpilles...

C'est une zone hétérogène, où les communes furent regroupées arbitrairement pour le 10ème Contrat de Plan Etat-Région, qui à condition d'intercommunalité, prévoyait des financements importants : 6 MF. Etat, 6 MF. Région.

Ce regroupement d'espaces s'avère peu pertinent ; ainsi on peut se demander Si les Alpilles ne sont pas davantage tournées vers Avignon que vers Arles.

Ce programme de financements ne se réalisera sans doute pas. Dans les Alpilles, I'Etat a imposé, en la finançant à 100%, une étude globale pour éviter les demandes hétéroclites des 15 Maires (vidéo, signalétique livre...) cherchant a consommer les 4 MF. prévus.

Aux Saintes-Marie de la Mer, une réelle politique de développement touristique existe, sur une commune vaste qui est surtout une longue plage et qui ne vit que du tourisme.

Quant à Arles, très vaste commune, elle est aujourd'hui une des villes de France les plus visitées, même si c est un tourisme de passage. Rappelons la transformation profonde de la ville depuis dix ans, alors qu'elle était en déshérence. Son évolution et son tourisme sont liés à l'activité culturelle qui y représente beaucoup d'emplois. Les premières implantations culturelles furent des initiatives privées mais les élus en ont perçu l'intérêt et se sont mobilisés pour poursuivre le mouvement (par exemple en attirant Harmonia Mundi à Arles).

Le relatif échec du dispositif Arles~Camargue~AIpîîîe5 est-il lié au fait que ces pays ont des identités différentes ou des intérêts divergents ou simplement des poids économiques hétérogènes ?


A propos de la Côte Bleue...

Martigues, Carry, Ensuès, Le Rove sont au début d'une réflexion commune sur le tourisme, dans un groupe de travail présidé par le Maire de Martigues (ville qui tient un rôle intéressant dans le nautisme régional)


A propos d'Avignon...

On peut y remarquer l'absence d'interface (surtout privée) entre l'économie locale éclatée et le Festival.

Les résidences secondaires liées au Festival, aux marseillais et aux lyonnais ont eu des conséquences lourdes sur le prix du foncier celui-ci a déjà fait reculer les résidences secondaires autour de l'autoroute et plus loin a destructuré le tissu agricole


A propos du Carré Ouest...

Cette association Loi 1901 qui regroupe communes et acteurs économiques tentent de faire travailler ensemble les différents offices de tourisme. Cet espace concerne 400 000 habitants1 vit un tourisme de proximité (à 85%' français), avec des durées de séjour assez long pour les français (25 jours) et moins pour les étrangers (15 jours). Il s'agit surtout d'un tourisme chez les parents et amis, et assez peu de camping.

Le tourisme industriel n'y est pas négligeable : la Sollac a eu en 1991 7200 visiteurs (scolaires, enseignement supérieur, famille et 3ème âge), les bassins ouest du Port 35 000 visiteurs en 1990 et 30 000 en 1991.

Des éco-musées existent (Crau) ou se créent : eco-musée de l'aéronautique, éco-musée de la poudre et de la chasse à Saint-Chamas.

A propos de la zone Est de l'AMM (Cassis, Toulon, Saint-Maximin, La Sainte-Baume)...

Cet espace est constitué d'un tissu de communes rurales avec un faible poids de population, sur un vaste territoire fait de grandes propriétés foncières.

Le modèle de croissance de ces communes est caractérisé par :

Le mode d'urbanisation de cette zone est lié aux activités touristiques

le bâtiment reste morose, on voit apparaître des opérations lourdes telles que l'Aqualand de Saint-Cyr, le domaine de la Régate entre Bandol et Saint-Cyr, la SAC du Plan de la mer, des projets de golf.

On observe aujourd'hui un rejet progressif de la fonction de loisirs de proximité et "d'accueil de masse", et donc de l'hôtellerie de plein air, avec dans le même temps, une importante compétition entre les communes pour être le phare du tourisme de séjour.

Cette quête concurrentielle d'un tourisme de séjour haut de gamme tourne le dos à l'intercommunalité et donc à la complémentarité entre les communes.

D'une façon générale on observe :

A propos des valeurs numériques...

L'observation de l'activité et l'évaluation des ressources touristiques et de leur impact (réalisée par le SROAT) qui donnent des informations sur les flux, les capacités d'accueil etc... doivent être conduites et interprétées avec précaution. car beaucoup de valeurs numériques n'ont aucun sens en elles-mêmes.
longtemps lié à une chute de la conjoncture économique, c est a une modification structurelle des comportements que nous assistons.

A propos du positionnement du tourisme dans la politique municipale de la ville de Marseille...

Le tourisme était un phénomène subi, mal accepté par les services et n'ayant pas d'existence dans l'administration municipale.

La Délégation au Tourisme créée dans la municipalité actuelle, en même temps qu'elle a sollicité des acteurs nationaux pour se pencher sur le devenir touristique de la ville, tend, non sans mal, à relancer l'intérêt des services municipaux les plus divers pour l'action touristique, l'adhésion des différents services étant indispensable à la réussite de ce type de politique.

Alors que le Ministère du Tourisme souhaitait une étude globale sur le tourisme dans la ville de Marseille, la municipalité a choisi de conduire des études ciblées sur le tourisme urbain et culturel et sur le nautisme les idées forces, aussi bien sur le fond que pour la communication, portent sur la mer, la culture et la création, la culture scientifique et technique.

A propos des fondements urbains et culturels d'une mise en tourisme du site marseillais...

cf. Etude commanditée par la ville de Marseille et le Ministère du Tourisme à Eurologiques - 2uin 1991)

L'analyse conduite doit servir d'aide à la décision politique et technique autour de deux hypothèses : faut-il créer sur Marseille une activité touristique ou bien le tourisme est-il considéré comme un moteur du développement de la ville ?

Les études doivent aussi permettre de déterminer s'il faut plutôt faire un développement touristique interstitiel ou bien un développement touristique permettant d'irriguer totalement l'espace.

Le projet est réfléchi en considérant que le site marseillais devrait constituer le noeud d'une organisation touristique de l'AMM, occupant une place particulière dans les équilibres méditerranéens.

De l'étude très approfondie conduite par Eurologiques, seront évoqués ici les seuls éléments abordés en séance

Les actions touristiques pour Marseille sont donc conditionnées par la décision politique : cela signifie qu'alors toute décision sur la forme urbaine devrait avoir un regard "sur la mise en tourisme", que la mise en tourisme doit d'abord fonctionner pour les marseillais, alors elle fonctionnera pour les touristes, que des mesures de concertation sont alors nécessaires avec les services municipaux, de transport par exemple. avec les services de formation des personnels municipaux en rapport avec le public, (c'est aussi une façon de compromettre les marseillais dans le projet touristique).

A propos du tourisme nautique...


(cf. Etude du Cabinet Ginod "Marseille station littorale") Marseille a une très ancienne tradition de plaisance : un des premiers clubs nautiques créés Marseille lieu d'émergence de la planche à voile en France une exceptionnelle qualité des sites.

Cependant aujourd'hui, tous les espaces maritimes existants sont pleins. ce qui rend difficile l'émergence de projets nouveaux.

I. Le développement de la plaisance en France s'est fait à partir de 1965 et a permis de doter le pavs de ports de plaisance, de flottes et d'industries exportatrices assez exceptionnelles.

La ville de Marseille a joué cette carte très tôt. Cependant, on observe aujourd'hui que depuis longtemps ces bateaux. propriété de personnes appartenant à différentes classes de la société marseillaise, ne "bougent"

pas ils sont une marque de distinction sociale et de richesse. excepté sans doute, pour ceux qui font des courses et des croisières.

Aussi cette flotte de plaisance a vieilli, s'est marginalisée par rapport à la plaisance française.

Enfin le prix de location des places de bateaux reste très faible, ce qui ne permet pas la rénovation des ports et on imagine mal que le financement privé permette la construction d'un nouveau port de plaisance.

2. Des produits touristiques à Marseille peuvent-ils être mis sur le marché européen ?

A partir des diverses analysses de l'étude, certains produits auraient d'ores et déjà des atouts liés à l'histoire de la ville et a sa configuration physique

L'incidence du phénomène croisière est donc très limitée sur la ville et sur le port, alors qu'il y a environ 100 000 croisiéristes par an en Méditerranée occidentale.

Les plus gros concurrents actuels sont pour la clientèle nord européenne Gênes (80 000 croisiéristes), Venise et pour la clientèle américaine. Barcelone. Il existe en outre de nombreux projets (Nice, Toulon...) qui ont du mal à émerger.

Marseille a des handicaps liés à l'image de la ville, à la faible qualité du terminal croisière et de la logistique la ville a aussi des atouts touristiques et techniques liés a une très bonne accessibilité.

Parmi les recommandations, le projet peut aller d'un choix ambitieux d'un satellite croisière sur le 34 à une simple amélioration de l'accueil de la clientèle et des services commerciaux.

On ne peut nier que, même s'il y a dans le port des opportunités pour la croisière, le marché est très difficile. En outre cela ne correspond en rien à la culture des gens du port "on ne veut pas être transformé d'ouvrier noble en larbin du touriste".

Enfin, on peut s'interroger sur la disproportion risquée entre les coûts pour réaliser un réel terminal croisière et les retombées potentielles.

A propos de la stratégie...

Afin de convaincre les acteurs décideurs de l'enjeu du tourisme pour cette ville, la pédagogie de l'étude consiste à poser les choix dans des termes radicaux : "Fait-on faire du ski nautique dans la rade aux touristes allemands, ou leur permet-on de faire la découverte de l'identité réelle de la ville ?"

Il faut avant toute action convaincre la ville et ses habitants d'accueillir il faut donc trouver un processus par lequel on N'a mettre en situation les marseillais comme touriste de leur propre ville, à partir d'actions même ponctuelles.

Tant que l'on n 'a pas obtenu l'adhésion de la population, des acteurs touristiques, des élus et des services municipaux, il ne sert a rien de communiquer sur des produits touristiques ou des actions nouvelles.

Installer la ville dans l'esprit de mise en tourisme pourrait se faire de multiples façons, a partir de la fierté de son histoire et de son identité le positionnement en Méditerranée la réflexion sur l'usage des pannes du Vieux Port la modernisation et diversification de l'hébergement la réalisation d'une vitrine scientifique et technique des guides conférenciers multilingues et pointus. etc...