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Compte-Rendu du 30/05/91

A propos des migrations


Ont participé à cette réunion qui s'est déroulée en Préfecture des Bouches-du-Rhône

Marc BEAUCHAIN, Jean-Christophe BAUDOUIN, Christian BERIDOT, 3ean BONNIER, Christian BRUSCHI, Edith CHOURAQUI, Maya DALENCON, Priscilla DE ROO, André DE LOS SANTOS, Michel DRAIN, Evelyne DUDOGNON, Jean ECOCHARD, Françoise FAN TON, Jean-Paul FERRIER, Thierry FELLMANN, Lucien GALLAS, Daniel GRANDE, Gabrielle GUYE, Anne-Marie HENRIOT, Joël HERBULOT, Jean-Claude 3UAN, Philippe LANGEVIN, Michel LAURENT, Guy LIMORTE, Michel LORNE, André MATHIEU,, Bernard MOREL, Dominique ORSOLINI, Michel PERALDI, Didier PICHERAL, Anne PIGNOL, Jean-Claude SOUCHE, Alain TARRlUS, François THIERRY, Etienne TULASNE, Pierre VERGES, Jean VIARD, Jean-Benoît ZIMMERMANN


A propos de l'histoire...

Observer comment s'est constituée la population de l'Aire Métropolitaine Marseillaise depuis 10 ans est riche d'enseignements.

* Notons que la population des Bouches-du-Rhâne est passee de 350000 habitants au XIXe siècle à 1,7 M. au RGP de 1990

* Les moments de croissance s'observent début et fin XIXe siècle et vers 1960.

Les migrations de population se réfèrent à trois espaces :

Espace de proximité

Au milieu du XIXe siècle, les populations arrivant dans les Bouches-du-Rhône viennent d'assez près. Les frontières ont peu de sens et les va-et-vient se font fréquemment, car la proximité permet le provisoire.

D'oû viennent-ils ?

D'une part de la Méditerranée : des Ligures, des Nissards, des Catalans, c'est une immigration liée aux espaces "maritimes".

D'autre part des montagnes : les zones de montagne se vident progressivement, dès le milieu du XIXe siècle, au profit, de la plaine ce sont les migrations des montagnes alpestres qui dominent : Piémontais, Gavots. Mais les Cévennes et le sud du Massif Central se vident aussi. Le Sud Ouest, ne fournit pas, lui, beaucoup de population à l'AMM.

Enfin, c'est une partie faible de la constitution de la population qui est due au passage des campagnes proches vers les villes.

La migration corse vient plus tard ; c'est aussi en priorité une population maritime qui arrive à Marseille ; elle est surtout originaire du Cap Corse.

Cet espace va changer en fonction des données économiques de l'époque :

Durant le XXe siècle, on assiste à deux types de migration :

Espace de transit, de mobilité, de passage

C'est une tradition ancienne de l'AMM que d'être un espace de transit lié sans doute aux activités saisonnières et à son port. Ainsi, les routes de migration qui s'établissent vers l'Amérique passent par la zone provençale, non seulement par Marseille mais aussi par la voie alpestre traditionnelle. Ce phénomène de passage va se multiplier, les populations s installeront dans l'AMM sans l'intention d'y rester (c'est par exemple le cas des migrations politiques). Ce type de migrations de transit instaure sans aucun doute un rapport particulier entre les populations.

Les migrations coloniales sont à cette époque très importantes, (en France, la migration portugaise) ce n'est pas une migration d'accueil de gens dont on à besoin, c'est une migration de redistribution on accueille cette migration pour fournir les demandeurs, on n'a donc pas besoin de les installer, car ces populations sont la pour repartir sait ailleurs, soit chez eux. Enfin, dès 1920 la grande migration corse commence, elle est d'abord de proximité vers Marseille, Toulon et Nice puis elle remonte la vallée du Rhône vers Paris ; on assiste là à un phénomène de mobilité permanente.

Espace d'installation

C 'est le type de migration le plus classique qui est lié à la demande économique. Il s'agit là d'attirer les populations et de les fixer avec un emploi durable et un loge nient.
C'est ce qui s'est passé pour les Chantiers Navals de la Ciotat et de Port-de-Bouc ; les logements sociaux créés l'ont été au milieu du lieu de travail, mais aussi en vue d'accueillir les familles.

La première migration familiale algérienne après la guerre s'est faite à Cardanne où l'on pensait développer le charbon ; la ville d'Aix va aussi fixer les familles algériennes.

L'espace d'installation lié aux besoins de l'économie va pourtant voir se développer aussi bien des migrations provisoires, temporaires que des migrations permanentes inattendues. N'oublions pas que le système économique de la région fonctionne d'abord sur du "provisoire" : dans les zones rurales, on a besoin de saisonniers dans les zones urbaines, on a besoin de main d'oeuvre temporaire importante dans le BTP, les affaires portuaires, les transports ou l'industrie et même les grands travaux.

L'idée alors est qu'il est inutile de créer un logement social permanent. Si ce temporaire se transforme en installation permanente sur place, elle sera spontanée et non organisée. Quant elle est organisée, c'est dans un but de contrôle social et politique. De la les logements ouvriers construits au Roucas-Blanc n'ont jamais été habités comme les foyers qui ont été faits à Marseille, Aix et le pourtour de l'Etang de Berre dans les années 50-60. La cité des Harkis (cité des Tilleuls) est restée, elle, jusqu'en l9S0 sous le contrôle de la ville.

La cas particulier des Pieds-noirs (français installés en Algérie) représente une migration politique comme les autres. Ces Français passent par notre région qui à l'époque n a rien à leur offrir : ils travaillaient dans le tertiaire et aucun logement n'avait été prévu pour leur arrivée. Des villes comme Marseille ou Paris souhaitaient surtout qu'ils s'installent ailleurs.

De l'immigration de passage, on est passé à l'immigration d'installation qui s'est faite dans des conditions précaires (cités pour rapatriés), le phénomène de stabilisation n'avait pas été prévu et s'est étendu à toute la zone méditerranéenne.

Remarques

A propos de la composition de la population...

Les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et île de France sont les deux seules ou il n'y ait que 55% des personnes résidentes nées dans la région. Ce pourcentage atteint 70% quand il s'agit des cadres. Ceci s'explique, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public, par les besoins de compétences industrielles (aérospatiale, chimie etc...) qu'on est allé chercher à l'extérieur.

Entre 1975 et 19S2, la commune de Marseille a un solde migratoire fortement négatif (- 65 000 personnes) ce qui n'est pas le cas des Bouches-du-Rhône. A cette période, Marseille et le département sont restés un point d'accès du midi pour le reste de la France, mais aussi un point de dispersion. On retrouve cette notion de transit évoquée plus haut.

Bien sûr, les effets migratoires ont beaucoup modifié l'occupation de l'espace des Bouches-du-Rhône ; la ville de Marseille a contribué à densifier les villes de sa périphérie. On considère qu'un peu moins de la moitié du solde migratoire négatif correspond à la population partie en banlieue proche, 1/4 dans les Bouches-du-Rhône, 1/4 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, une petite partie en Languedoc-Roussillon.

La population, qui a quitté Marseille, est très hétérogène ; il n'y a pas une catégorie de population particulière (Marseille perd aussi des retraités). Mais la population de 25-40 ans est sur-représentée parmi ceux qui partent, produisant un effet de vieillissement de la population.
Il est inquiétant, car il touche l'ensemble de la population malgré l'importance des naissances dans les familles immigrées. Le taux de natalité a été de 13,5% entre 1982 et 1990, mais le temps de répercussion du phénomène est lent. Enfin, le vieillissement de la population met la ville dans une situation financière grave, du fait de l'endettement, cette chute n'ayant pas été prévue.

Entre 1952 et 1990, les migrations sont encore davantage déséquilibrées. Marseille a perdu 175 000 habitants. Par le seul jeu du solde migratoire1 Marseille a perdu 100 000 habitants : en 1990, 150 000 personnes recensées à Marseille venaient d'une autre commune, 250 000 personnes en sont parties. On considère qu'il y a eu un immense brassage, entre 1/3 et 1/4 de la population de Marseille a quitté la ville entre 1952 et 1990.

La population de Marseille est cependant moins renouvelée que dans le reste du département.
En 1990, 19% des résidents à Marseille étaient ailleurs en 1952
En 1990, 34% des résidents des Bouches-du-Rhône étaient ailleurs en 1952.

On observe en France, au plan démographique, une "prime" à la grande ville. Ce n est pas le cas de Marseille qui semble entraîner le département dans un mouvement décroissant. Même Aix-en-Provence voit une inversion de son trend migratoire.

Il faut cependant être vigilant à ne pas interpréter les chiffres trop globalement : quand on comparait Marseille centre à Lyon entre 1965 et 1975, le centre de Marseille ne se vidait pas et les quartiers périphériques augmentaient en population, grâce à l'arrivée des Pieds-noirs qui ont retardé le phénomène, alors que Lyon centre se vidait déjà.

alors que l'on était dans une période de décroissance économique, cette croissance marseillaise était atypique.

Le transit est pourtant un phénomène bien moins fort qu'avant :

  • le processus colonial s'est ralenti
  • le port de Marseille ne joue plus le rôle de port de transit, relayé par l'avion à Marignane ou même le train.. ou la route pour les Marocains.

    En outre, en 1962, l'agglomération de Marseille comptait 6 communes, en 1990, elle en compte 32.

    Les habitants de Marseille ont, c'est connu, quitté la ville au profit des communes périphériques. Ce phénomène de rurbanisation a joué dans les autres grandes communes françaises entre 1975 et 1952, à Marseille entre 1952 et 1990.

    Ce sont souvent des gens aises qui quittent les villes-centre, et de plus pauvres qui s'y installent.

    Ce phénomène de la grande ville, qui absorbe de la population et la rejette de plus en plus loin, s'est toujours produit dans toute la France, mais il existe ici sur un espace plus grand lié aux caractéristiques du Sud.

    Le problème le plus préoccupant est probablement celui de l'emploi. qui est dans une situation grave au centre ville. Après un demi siècle de croissance ininterrompue1 la chute de l'économie n'aurait pas du être si forte ; dès 1960, la zone avait un taux d'emploi particulièrement bas par rapport au reste de la France.

    En 1954, le taux d'activité féminin était dans le département des Bouches-du-Rhône de 10 points inférieurs au reste de la France qui était déjà faible. Il faut dire que pendant un siècle, on a eu recours, dès qu'il y avait des besoins. à l'extérieur plutôt que d'encourager la mise au travail des femmes.

    Ce phénomène de dépopulation de Marseille est mal vécu dans la ville, pourquoi serait-il forcément négatif, Si ce n'est en terme de perte d'emplois ?

    La composition de la population, c'est aussi la relation entre les migrants et la population sur place ; on observe que le monde politique est dominé plutôt par les natifs et que les élites administratives et du privé sont plutôt venues d'ailleurs. Ce sont des phénomènes sociaux et culturels très importants pour comprendre le fonctionnement urbain de cet espace.


    A propos des centralités décalées...

    L'analyse a été conduite à partir des exemples des Lorrains de Fos, des Maghrébins de Belsunce et des élites professionnelles circulantes en Europe (domaine de l'aéronautique, de l'informatique...).

    Des travaux de recherche ont porté sur ces groupes, aux contours identitaires forts, en les interrogeant sur leurs stratégies résidentielles. La méthode d'approche concernait donc bien des populations et non pas des lieux.

    Ont été observés les rythmes sociaux, l'instauration du voisinage, les rapports espace-temps, les grandes migrations interrégionales, dans une optique anthropologique, s'appuyant sur des faits.

    I. Processus d'identité, d'altérité

    Ces migrants ont une double légitimité liée

    2. Statut d'occupant de ces groupes dans un espace

    Des stratégies résidentielles ou économiques sont développées en s'appuyant sur leur présence. ce qui conduit à une superposition de logiques.

    C'est ainsi le cas du foncier pour lequel on observe un double marché du rez-de-chaussée à Belsunce : un prix pour les Maghrébins1 un prix pour le marché local.

    Les Lorrains, quant à eux. ont établi une organisation de l'usage de l'espace très subtile, espace situé entre l'usine de Fos et son comité d'entreprise, Saint-Martin-de-Crau, la grande surface commerciale de Martigues.

    Les cadres tertiaires supérieurs ont, eux, délimité leur espace local vers Grans et le nord et non pas vers Marseille.

    Chaque groupe social occupe l'espace en fonction de pratiques qui lui sont propres : c'est un savoir faire de nomades et l'espace collectif devient une superposition de territoires.

    Ces groupes sont capables de développer des centralités décalées endogènes différentes de celles prévues par les aménageurs.

    Ainsi les sidérurgistes lorrains ont été "démarchés" par les agents immobiliers de Saint-Martin-de-Crau de fin 73 à fin 52. Ils s'y sont installés, alors qu'ils étaient dans des cités bien intégrées à leur lieu de travail. La migration avait été acceptée mais pas la reproduction des formes d'habitat ils ont voulu habiter les villages typiques au soleil. De plus, les lotissements de Saint-Martin-de-Crau permettaient une sorte de proximité avec les cadres qui s'étaient progressivement installés sur la Côte Bleue et les Alpilles (Saint-Rémy, les Baux).

    C'est une division sociale de l'espace qui s'est établie là.

    3. Les identités intérieures

    Le bloc lorrain se désagrège par ses identités intérieures. En 1955-1957 il signalait des composantes différentes : les lorrains d'origine polonaise et du Nord Pas de Calais (représentaient 40 à 60% d'entre eux), les Lorrains pieds-noirs, espagnols.

    Il y a aussi plusieurs populations de Maghrébins commerçants :

    A propos du peuplement des cités HLM...

    à partir de l'observation d'une cité HLM de Marseille dans les quartiers nord.

    La cité est née en 1972 avec 900 logements, son occupation s'est étalée entre 1972 et 1976 avec plus de 500 familles.

    La logique qui sous-tendait cette continuité de peuplement supposait la fluidité de l'occupation, une bonne rotation des entrants-sortants.

    L'attribution des logements s'appuyait sur la logique des contingentements :

    - Pour la ville, priorité aux "clients".
    - politiques et à la population, Pour la Préfecture, relogement d'expulsés et fonctionnaires tournants,
    - Pour les organismes HLM, clients solvables.

    En 1972, ce sont des Français fonctionnaires, des Pieds-noirs, des Arméniens et des Corses qui peuplent la cité ; la rotation est continue.
    Entre 1972 et 1976, ce sont des Algériens qui entrent mais ne sortent pas ; ils constituent 7% des entrants réguliers pendant 5 ans, soit environ 100 familles.

    N'oublions pas que dans ces grandes cités HLM (1000 à 2000 logements), ceux qui peuvent en partir le font, car c'est là que se posent les plus graves problèmes. Donc dès qu'ils ont réalisé une accumulation de capital, ceux qui le peuvent vont vers l'habitat pavillonnaire ou vers un logement social de meilleur standing, grâce au PAP.

    On se trouve ainsi face à deux économies :
    - une économie du passant 3 à s ans (durée des Plans d'Epargne Logement).
    - une économie de sédentaires, de captifs.

    Avant la guerre. dans Marseille. dans les petites cites HLM les habitants s installaient pour longtemps et y faisaient même venir leur environnement familial. Il est clair que la convivialité est alors aussi liée à la taille de ces cites.

    Dans les années 60, les textes laissaient entendre qu'on détruirait les grandes cités au bout de 30 ans après amortissement du capital. car elles n'étaient conçues dans l'urgence que pour être transitoires.

    Dès 1976, on ne construit plus de grandes cites, mais des cités HLM de standing. qui font l'objet d'un certain clientélisme.

    Origine ethnique des habitants des HLM :

    On trouve à Marseille, les premiers camps de transit autour des années 1914-191 S, très organisés institutionnellement. Jusqu'en 1962 s'organisent dans ces camps une véritable anthropologie culturelle de l'installation des populations et l'on repère dans les textes administratifs de l'époque. une grande qualité d'attention à la variable ethnique.

    Entre 1962 et 1965, après le passage par les camps, les Pieds-noirs (qui en sont sortis les premiers) puis les Maghrébins et les Gitans composent la population des cités, comme en Algérie.

    Les cites de transit ont donc été des lieux d'organisation d'enclaves que les organismes HLM ont du ensuite gérer.

    Le logement social s'organise en catégories selon les ressources des habitants (mais certains ne peuvent aller dans les HLM, car il faut des ressources pour y obtenir un logement).

    Le parc locatif privé a alors joué un véritable rôle de parc locatif social, permettant à des migrants d'échapper ou de sortir de la logique HLM ; 70% de la population immigrée se loge encore en France de cette manière ; à Marseille le pourcentage est moindre mais ce mode d'habitat reste majoritaire pour cette population.
    Cependant les Caisses d'Allocations Familiales qui attribuent l'APL exigent un certain confort de logement qui interdit souvent l'accès au locatif privé.


    A propos des immigrés...

    Les années 60 ont connu dans l'AMM une vague d'immigration exceptionnelle, d'Italiens, d'Espagnols, de Maghrébins.

    Il y a encore aujourd'hui quelques possibilités d'immigrer en France :
    En 1990, dans les Bouches-du-Rhône. il y a eu 1500 demandeurs d'asile (Pays de l'Est1 Africains, Turcs, Kurdes) ce qui est dans la norme française. et un certain regain de demandes de regroupement familial 700 (pour 15 500 au niveau national).

    Quant à l'immigration clandestine, lors de la régularisation de 1952, il y en a eu 2200 dans les Bouches-du-Rhône_ ce qui correspond aussi à la norme française. Il faut dire que les secteurs du textile. de la restauration et du BTP ne sont pas indifférents à cette immigration.

    L'avenir de l'immigration dans l'AMM
    On assiste à une décroissance du nombre d'étrangers dans les Bouches-du-Rhône aujourd'hui et des Maghrébins en particulier. On ne peut ignorer que cela est sans doute lié à des problèmes d'emploi (qui sont connus dans les pays d'origine) et aussi au rôle de repoussoir que peut jouer la présence du Front national.

    Il n'est pas simple de faire de la prospective sur les mouvements migratoires, des pays de l'Est ou des pays du Sud. On est en période d'incertitude sur la mobilité en Europe des populations des pays de l'Est via l'Allemagne. Les spécialistes considèrent aujourd'hui que la pression migratoire, si elle existe, ne devrait pas affecter vraiment l'AMM pour diverses raisons :

  • la situation de l'emploi n'est pas attractive,

    les immigrés Marocains et Turcs qui sont les migrants de ces dernières années ne sont pas venus dans cette région,

  • en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nice et les Alpes Maritimes sont davantage recherchées,

  • par le passé, le mode de transport conduisait d'abord à Marseille ce phénomène s'est atténue,

  • cet espace n'est pas très prisé par les migrants du nord.

    Notons cependant que pour les populations immigrées installées en France, le droit est plus favorable que dans d'autres pays européens ; ceux qui sont naturalisés français devraient pouvoir s'établir ailleurs en Europe, ce qui n'est pas le cas pour ceux installés dans les autres pays de la CEE.

    Les trois directives de Juin 1990 ne permettent pas la libre circulation des immigrés, sauf pour l'immigration de la main d'oeuvre ; les étudiants, les retraités et les inactifs devront prouver qu'ils disposent d'un minimum de ressources.



    ANNEXES :

    Carte des migrations alternantes vers Marseille
    Carte de l'origine de la croissance des communes peripheriques (1975-1982)
    Carte du departement des Bouches-du-Rhone, solde migratoire
    Carte du departement des Bouches-du-Rhone, population en 1990