Nexvision fournit de la matière grise aux caméras

Née chez Marseille Innovation il y a dix ans, la start-up donne de nouvelles perspectives à la vision.

Pour leur sortie commerciale inaugurant la création de leur société en 2002 dans les locaux de Marseille Innovation, les trois co-fondateurs de Nexvision ont frappé fort avec une caméra bourrée d’intelligence permettant de surveiller un espace à 360° sans aucun champ mort. « Cette première mondiale nous a d’emblée propulsé dans la cours des plus grands donneurs d’ordres », explique Vincent Carrier, président fondateur.

Texas Instrument est le premier à mordre à son hameçon technologique. En quelques semaines, la start-up en devient l’un des rares « early testeurs » pouvant travailler sur ses processeurs très en amont de leur commercialisation. Nexvision en profite pour offrir à ses propres clients une avance technique de près de 24 mois. Dès 2005, Thalès peut ainsi proposer aux armées une caméra thermique aux propriétés révolutionnaires. Depuis, une dizaine de contrats a été signé pour des applications très variées : capteur infrarouge pour la vision des drones dans le brouillard, micro-afficheurs de cameras vidéos, contrôle numérique de zoom, vidéosurveillance urbaine… « L’activité a réellement décollé l’an passé avec la commercialisation d’un équipement de vision léger et puissant pour des drones urbains », explique Frédéric Swierczynski, directeur de la stratégie. Associé à l’entreprise Novadem pour la partie aéronautique du projet, Nexvision a dépensé un total de 400.000 euros pour développer cet oeil électronique. « Cet investissement nous a donné un indéniable avantage compétitif », apprécie le patron. Moins cher (70.000 euros pièce), plus léger et plus performant que beaucoup de produits concurrents, il a gonflé le carnet de commande de l’entreprise de presque 1 million d’euros l’an passé. « Nous avons la certitude que ce produit s’écoulera par dizaines jusqu’à représenter la moitié de notre chiffre d’affaires ».

L’optronique développée devrait intéresser d’autres secteurs comme la surveillance de champs photovoltaïques, de frontières, d’entreprises, d’installations nucléaires. En investissant jusqu’à 80% de ses bénéfices dans la recherche, l’entreprise a développé dans la foulée une technologie de caméras sans fils qu’elle a commencé à déployer à Fez dans le cadre d’un appel d’offre pour l’installation d’un réseau de vidéosurveillance affranchi de la fibre optique risquant d’être malmenée par l’anarchie des travaux, et permettant aux patrouilles de surveillance d’avoir accès aux images locales de surveillance depuis leur véhicule. Montant du contrat : 3 millions d’euros et une bonne dose de confiance pour l’entreprise. « Nous voulons maintenant développer nos propres produits pour des applications grand public », ambitionne Vincent Carrier. A la clé, un marché annuel de 10 millions d’euros.

Contact : Vincent Carrier – 04 91 77 62 86 – www.nexvision.fr

NEXVISION

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