IA & direction technique : repenser la façon de construire un produit

Depuis plus de dix ans, Amaury Khelifi accompagne des fondateurs non techniques dans la construction de leur produit : définition de la roadmap, choix de la stack, arbitrage entre agences, freelances et depuis quelques années, IA. Il revendique plusieurs centaines de startup suivies dans l’écosystème Aix–Marseille, de l’early stage jusqu’aux premières phases de scale.

Amaury KhelifiLe no-code a marqué une première rupture dans la création de startup. L’IA ouvre désormais un nouveau cycle, avec l’émergence de projets AI-assisted appelés à devenir AI-native. Après une première vague portée par le no-code, qui permettait déjà d’aller plus vite avec moins de ressources, l’arrivée des outils de développement assisté par IA (Lovable, Bolt, Replit, etc.) a profondément modifié la manière de concevoir un produit. On ne part plus de spécifications figées, mais de prototypes générés et itérés par l’IA.

Amaury pousse désormais les fondateurs à prototyper eux-mêmes leur application en promptant : créer une interface, tester des parcours, faire “casser” l’appli, recommencer. Le résultat n’est pas un produit industrialisable, mais un démonstrateur suffisamment avancé pour devenir le nouveau cahier des charges. L’agence ou le développeur ne reçoivent plus un document Word, mais une base concrète à fiabiliser, refactoriser et déployer. Effet direct : le coût de prototypage chute, avec parfois un zéro de moins par rapport aux pratiques d’il y a quelques années.

Pour autant, l’IA ne rend pas les startup plus “matures” par magie. Les erreurs structurelles restent les mêmes : produit déconnecté de son marché, mauvais choix de prestataires, absence de regard technique critique. Amaury constate aussi un phénomène massif de brouillard informationnel : prolifération d’outils, de discours, de “super prompteurs”, sans cadre clair d’usage. L’enjeu devient moins de “faire de l’IA” que de l’orchestrer intelligemment. En parallèle, il travaille déjà sur la prochaine étape : la virtualisation d’une équipe de startup via des agents IA spécialisés, nourris de contenus métiers et capables d’exécuter des micro-tâches alignées avec une vision d’ensemble. Une préfiguration, selon lui, des futures entreprises véritablement AI-native.

Dans ce contexte de transformation, l’accompagnement de Marseille Innovation est déteminant : en donnant accès à des profils comme Amaury Khelifi, capables de traduire le potentiel de l’IA en décisions techniques et produit concrètes, et d’éviter que ces nouveaux super-pouvoirs ne se transforment en nouvelles super-erreurs.

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